7e Conférence Économique Franco-Portugaise : que retient-on ?
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Annulée l’an dernier en raison de la pandémie, la 7e édition de la Conférence Économique Franco-Portugaise s’est déroulée ce vendredi matin à la fondation Gulbenkian, à Lisbonne. La transition écologique et la responsabilité des entreprises en période de Covid-19 étaient à l’ordre du jour. Tout au long de la matinée, de nombreux intervenants d’exception ont partagé leurs expériences ainsi que leurs engagements pour un futur plus écoresponsable. Entre autres, l’ambassadrice de France au Portugal, Florence Mangin, et le ministre de l’Économie portugais, Pedro Siza Vieira, étaient présents.

Après une absence forcée l’an dernier en raison de la pandémie, la Conférence Économique Franco-Portugaise a fait son grand retour ce vendredi 21 mai à la fondation Gulbenkian, à Lisbonne. Pour cette 7e édition, l’événement organisé par l’Ambassade de France au Portugal, les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) et la Chambre de Commerce et d’Industrie Luso-Française (CCILF) s’est porté sur la thématique de la transition écologique. Pierre Debourdeau, président des CCEF, a donné le départ de cette riche matinée et a rappelé en guise d’introduction que « 40% des fonds européens dédiés à la relance économique sont dirigés à la transition écologique ». Une relance qui « ne sera couronnée de succès que si elle est verte », a souligné Florence Mangin, ambassadrice de France au Portugal.

La transition écologique : « une affaire de tous »

Dans un premier temps, la parole a été donnée à Rogério Campos Henriques, PDG de Fidelidade, qui a fait part des engagements de cette entreprise d’assurances pour réduire son empreinte écologique. Rogério Campos Henriques a notamment évoqué l’envie d’être plus proactif pour sensibiliser ses clients et la société en général à ces questions, à travers par exemple la mise en place de récompenses des clients qui ont des formes de consommations plus écologiques. Le PDG de Fidelidade a conclu que « la transition écologique est la bataille du futur ». Puis, Paul Milcent, PDG de BNP Paribas Portugal, a partagé avec l’ensemble des participants présents et les deux cents en ligne, les résultats d’une étude menée par la BNP Paribas auprès de plus de 1000 individus résidants au Portugal continental, de 26 entreprises françaises implantées dans le pays et de 441 élèves du Lycée français Charles Lepierre. Cette enquête démontre que plus de 70% des entreprises interrogées placent la transition écologique au cœur de leurs priorités. Cette préoccupation est également partagée par les citoyens résidants au Portugal : 88% des répondants confirment valoriser les produits, les entreprises et les marques écologiques. Plus de la moitié d’entre eux déclarent même qu’ils privilégient des offres d’emploi de la part d’entreprises engagées dans la transition écologique. Paul Milcent a alors rappelé que « ce n’est plus un avantage concurrentiel, c’est à l’inverse un désavantage concurrentiel pour une entreprise qui ne serait pas en train de changer les choses ». Par ailleurs, l’étude a également démontré que la pandémie a été un élément d’accélération de la transition écologique et que ce sujet intéresse particulièrement les nouvelles générations : 96% des élèves interrogés se disent prêts à s’engager dans des actions concrètes. Néanmoins, ils sont conscients de la difficulté d’avoir un mode de vie plus écologique. Le responsable de cette étude conclut que la transition écologique est « l’affaire de tous » et que l’on y arrivera « que si tous les acteurs sont ensemble ».

Puis, la conférence a donné lieu à une table ronde, où quatre dirigeants et représentants de différentes entreprises au Portugal ont partagé les actions mises en œuvre à titre personnel et professionnel afin de réduire l’impact environnemental. Ainsi, nous pouvons citer, entre autres, Tayeb Mouhcine, directeur général du groupe Bel au Portugal, qui, à travers la marque Terra Nostra travaille avec 160 éleveurs locaux aux Açores pour mettre en place des protocoles de bien-être animalier, « car c’est prouvé qu’une vache heureuse émet beaucoup moins d’émission ». Ou encore, Zineb Ghout, directrice générale du groupe Renault Portugal, qui a quant à elle cité l’île de Porto Santo, à Madère, où la marque française a mis en place 20 véhicules électriques avec une recharge intelligente.

EDP s’engage pour devenir « CO2 free »

Après une brève pause-café, la deuxième partie de la Conférence a débuté avec une présentation du programme « Le Français, une langue d’opportunités », qui propose des cours de français aux étudiants des universités portugaises partenaires et des évènements de networking pour faciliter leur insertion professionnelle. Puis, Miguel Stilwell, CEO du groupe EDP, a fait part de ses engagements pour un futur plus vert. Jusqu’à 2025, la marque leader dans le secteur énergétique au Portugal va investir plus de €24 mille millions, doubler le taux de croissance en matière d’énergie renouvelable et fermer les dernières centrales à charbon. D’ici à 2030, EDP veut être « CO2 free » et disposer de 100 % d’énergie renouvelable. Enfin, la conférence s’est achevée avec le discours du ministre de l’Économie portugais, Pedro Siza Vieira, qui a clôt la cérémonie sur une note d’optimisme et de confiance pour les années à venir.