Connue sous le nom de Koketit, l’artiste Shira Barzilay signe la couverture du Lisboète Magazine n°22. Icône mondiale du dessin au trait, elle mêle art numérique et spontanéité pour raconter le monde d’un seul geste. Inspirée par l’art des azulejos, elle livre un regard sensible et poétique sur la capitale portugaise, entre créativité, liberté et imagination.
Shira Barzilay est une artiste dont l’œuvre iconique est reconnue mondialement grâce à sa plateforme influente @koketit, suivie par plus de 630 000 personnes. Son style de dessin au trait, unique et captivant, mêlé à l’exploration digitale, lui a valu des collaborations avec des marques prestigieuses telles que Zara, Cartier, Elizabeth Arden, Lenovo, Porsche et Alice & Olivia.
Ses créations ont été publiées dans de nombreux magazines internationaux, dont Vogue, Architectural Digest, Harper’s Bazaar et en couverture de Elle Norway. Aujourd’hui, Shira s’investit pleinement dans l’art numérique, utilisant les outils d’IA pour concevoir des images évocatrices et stimulantes qui repoussent les limites de l’imagination et de l’innovation. Son art est sans frontières : pour Shira, tout peut devenir une toile. Cette vision l’a conduite à être pionnière dans le domaine de l’« art des piscines », transformant des espaces privés et commerciaux aux quatre coins du monde en véritables œuvres vivantes. « Le monde est sa toile ».
Quel est votre premier souvenir de Lisbonne ?
J’ai découvert Lisbonne l’année dernière après une séance photo à Faro, dans le sud du Portugal, pour une collaboration avec la marque polonaise Tatuum. J’y suis restée quelques jours seule, arpentant les rues et visitant tous les musées possibles. J’ai parcouru la ville en scooter, montant et descendant ses collines, le visage caressé par le vent. C’était un pur bonheur.
Quel endroit de Lisbonne vous inspire le plus ?
Je suis tombée amoureuse du Musée national de l’Azulejo. Je l’ai découvert par hasard, juste avant de quitter la ville. Il s’est révélé être la partie la plus inspirante et la plus significative de mon séjour. L’art des azulejos raconte l’histoire de Lisbonne — son passé, sa culture et son âme — sous forme de céramique. La façon dont il communique si profondément sans paroles incarne tout ce que j’aime dans l’art : il est porteur de sens et d’émotion.
Quel est votre mot préféré ?
Le mot anglais Fruition (concrétisation, accomplissement, NDLR) — le moment où une idée prend vie.
Quel mot détestez-vous ?
« Like » — nous en sommes tous devenus esclaves sur les réseaux sociaux.
Quel est votre plaisir coupable ?
Les mauvaises séries télé.
Quelle est votre œuvre d’art préférée ?
Guernica de Picasso — la source de tant d’inspiration.
Quelle musique vous donne envie de danser ?
Les tubes des années 80 et 90 qui me ramènent à ma jeunesse.
Quel est votre talent le plus inutile ?
Je me souviens des détails les plus insignifiants des films — ça rend les gens fous.
Quel animal ou quelle plante aimeriez-vous être dans une prochaine réincarnation ?
Un oiseau. Je ne rêve que de voler.
Quelle personnalité, vivante ou décédée, aimeriez-vous inviter à dîner ?
Picasso. Je lui demanderais quel type d’art il créerait s’il vivait aujourd’hui.
À quoi consacrez-vous trop de temps ?
Instagram.
À quoi devriez-vous consacrer davantage de temps ?
La méditation.
Si Dieu existe, quelles paroles aimeriez-vous l’entendre prononcer à votre mort ?
« La projection récapitulative de votre vie commencera dans 10 minutes. Prenez place — et voici votre pop-corn ».




