C’est à Lisbonne, où elle s’est installée en 2022, que Lisa Liglou a choisi de dessiner un nouveau chapitre. Ancienne consultante devenue illustratrice, elle a décidé de transformer ses épreuves personnelles en force créative. Entre deux croquis des lieux emblématiques de Lisbonne et un carioca de limão au belvédère de Monte Agudo, cette touche-à-tout transpose son style de l’étiquette de vin à la céramique.

Dans la vie, certains virages s’imposent comme des évidences. Pour la dessinatrice Lisa Liglou, c’est à Lisbonne – ville de couleurs et de lumière où elle s’est installée en 2022 – que ce tournant s’est opéré.
Après une carrière intense et variée, allant du conseil en informatique pour des maisons de luxe à des missions humanitaires dans des camps de réfugiés en Jordanie, Lisa a finalement troqué sa casquette de cheffe de produit contre ses feutres et sa tablette.
C’est en janvier 2024 qu’elle lance officiellement son activité d’illustratrice, après une période de cheminement personnel et la nécessité de se reconstruire à la suite de problèmes de santé mentale. Un saut dans le vide assumé, porté par une créativité qui ne demandait qu’à s’exprimer.
Le style de Lisa Liglou se caractérise par une grande curiosité. Au quotidien, elle utilise surtout son stylo à encre fétiche, qu’elle complète par la précision numérique de sa tablette. Mais elle n’hésite pas à s’essayer à de nouvelles techniques : aquarelle, collage… Elle explore également avec passion le monde de la céramique.
Son univers, que l’on peut découvrir sur son site lisaliglou.com et sur les réseaux sociaux, se déploie sur des supports variés : élaboration de l’identité visuelle de boutiques, étiquettes de bouteilles de vin, dessins pour des revues, projets sur mesure, etc. Elle travaille également sur une série d’animation, qu’elle dévoile petit à petit sur Instagram, et projette d’ouvrir une boutique en ligne d’affiches dans le courant de l’année.
Pour Lisa, l’illustration n’est pas seulement un métier : c’est une manière de retranscrire le monde avec une sensibilité nouvelle, loin des tableaux Excel et des processus informatiques de sa vie d’avant, mais aussi un modèle de résilience.

Votre premier souvenir de Lisbonne ?
Une pluie torrentielle sur la Praça da Figueira – j’ai très vite appris l’expression « Em Abril, águas mil », on était en plein dedans !
Le lieu de Lisbonne qui vous inspire ?
On est dans le cliché, mais j’ai passé des heures à dessiner sur la Praça das Flores, et je pourrais en passer de nombreuses autres.
La marque architecturale que vous préférez ?
Tous les kiosques lisboètes me donnent envie de dessiner. C’est un vrai plaisir de les observer en détail.
Une sonorité ou une musique qui vous rappelle Lisbonne ?
La samba du collectif Gira.
Une saveur qui vous rappelle le Portugal ?
Le pastel de nata. J’en ai mangé tous les jours en arrivant pour trouver mon préféré !
Une musique qui vous donne envie de danser ?
Instructions de Meryl et Theodora
Vous êtes plutôt cigale ou fourmi ?
Fourmi. Je suis une bosseuse.
À quoi passez-vous trop de temps ?
À consulter mon téléphone
À quoi devriez-vous passer plus de temps ?
À lire des livres.
La dernière fois que vous avez fait quelque chose pour la première fois ?
Début mars, j’ai appris à peindre à la chaux – et je suis donc devenue une chaux-girl !
Votre rêve le plus fou ?
Publier une bande dessinée semi-autobiographique sur la dépression et la santé mentale.
La rédaction
Photo : Manon Petri




